Praticienne Clinicienne en Sexologie et Thérapie de couple et familiale


"L'imposteur"

Tu ne peux pas faire semblant d'être un vrai Père Noël aimant si tu ne l'es pas.


Je n'ai jamais été une fille digne de ton attention et que je sois docile, compréhensive, ou pas, cela n'y changera rien, tu continueras à être un Père Noël qui ne donne que des cadeaux aux enfants sages comme des images.
Je viens de traverser un océan de souffrances avec ma famille ces derniers temps.
Étais-tu près de nous, Père Noël ? Non, parce que mon bien être ne te préoccupe pas, ce qui t'intéresse c'est de faire croire que tu es quelqu'un de bien et mondialement connu dans ton bel habit de fête.


Dès qu'un enfant devient difficile, tu le rejettes.
J'ai enfin compris que dans cette chienne de vie, je ne peux pas faire les choses à moitié. 
Je suis ou je ne suis pas. J'aime ou je n'aime pas.
J'ai choisi d'être une fille vraie.
Et je ne regrette aucunement mon choix.
C'est le mien. Et toi, tu as choisi de ne pas être le Père Noël de tous les enfants du monde.
Parce que toi, Père Noël, tu fais des cadeaux uniquement aux enfants sages qui croient en toi et t'admirent.
Et les autres qui pleurent, trépignent et irritent tes oreilles, tu les retires de ta liste.

Sais tu que l'indifférence est la pire des maltraitances ?

Je découvre que quand je ne suis pas obéissante, je n'ai plus droit à tes cadeaux.
Et là, je me sens terriblement seule car je sais que je ne suis plus digne de tes attentions.
Et je ressens subitement de la douleur qui me traverse des pieds à la tête en passant par le coeur
.


Cela fait terriblement mal. Et cette douleur, me montre à quel point tu es cruel.

Tu ne peux pas m'aimer telle que je suis et moi, j'aime tellement être entière.
Alors je choisis d'apprendre à être une généreuse Mère Noël pour moi-même.

Oui, j'ai besoin de me donner de l'amour à foison.
Et plus je m'en donne et plus je me détache de ton insensibilité.
Je suis vraie, sincère, sensible, simplement humaine.


Joyeux noël Père Noël qui n'existe pas, parce que toi, Père Noël, tu n'aimes que les enfants dociles.
Mais je sais aujourd'hui que je n'ai plus besoin de tes cadeaux parce que moi, je sais m'en donner tous les jours, sage ou
pas sage. Juste parce qu'il est bon d'être gentille avec moi-m'aime.
Et surtout, il est bon de grandir et de ne plus croire que le Père Noël veut le bonheur de tous les enfants du monde. Non, le Père Noël veut juste être admiré car il se croit tellement formidable dans son bel habit et son magnifique traîneau neuf.

Ah! Qu' est ce que tu es fier de circuler avec dans tous les pays du monde tel un Dieu, un être suprême alors que tu n'es même pas capable d'aimer pour de vrai.
Résultat de tout ce manège, tu es seul.

Noël passé, il n'y a plus personne pour t'admirer pendant tout le reste de l'année.

Lorens56100, "Lettre au Père Noël qui n'existe pas", décembre 2005.


Humanisons-nous sur la Terre Happy en partant à la découverte de nos névroses et nos perversités....

Mais qu'est-ce donc un pervers ? Et un névrosé, c'est quoi exactement ?

Le pervers, qui est-il ?

C’est un enfant tyrannique très affamé, jamais rassasié dans un corps d'homme ou de femme qui veut jouir à tout prix par des moyens légaux et illégaux sans s'inquiéter d'utiliser les autres et de les faire souffrir. Il est animé par le Ça, la pulsion qui l’emporte sur le Moi et le Surmoi (les trois instances de Freud). Le Surmoi, le gendarme intérieur celui qui représente la loi est nié, le pervers devient la loi, il est la loi. Tout lui est permis, tout lui est dû. Son besoin demande une satisfaction immédiate. L’autre n’existe que pour servir le Ça.

À quoi reconnaît-on un névrosé ?

C’est un enfant inquiet très frustré et obéissant, rempli de culpabilité dans un corps d'homme ou de femme et qui s'empêche de jouir et met tout en oeuvre pour ne pas y arriver et surtout empêche aussi les autres d'y arriver. Son désir est nié ou censuré grâce à l’aide du Surmoi qui empêche sa réalisation. Le névrosé est le champion pour se mettre des bâtons dans les roues ou les pattes afin de ne jamais se mettre en lumière, non, lui ce qu’il veut, c’est être dans les coulisses et se faire tout petit.

Le névrosé, et le pervers de Jean de la Fontaine, qui sont-ils ?

«La fourmi et la cigale» de Jean de la Fontaine sont les personnages qui représentent bien le Névrosé, la fourmi et la perverse, la cigale, celle qu'on admire, et c’est bien normal puisqu'il n’y a qu'elle qui veut être vue sur le devant de la scène. La fourmi s’empêche de vivre l'expérience de la joie, de la jouissance, du dépassement de soi et du plaisir d’exister en se persuadant que dans la vie il faut travailler dur pour survivre. La cigale, au contraire est convaincue que les autres sont là pour elle afin de l'admirer et la combler pleinement.

Elle n'a qu'à chanter pour son plaisir et la fourmi n'a qu'à la servir de mets délicats pour son fin palais. La cigale se prend pour la reine mère dans son royaume nourrie par son obéissante fourmi besogneuse.

Une fourmi névrosée attire facilement à elle une jolie cigale perverse, jouisseuse des plaisirs de la vie. Souvent elles s’aimantent à défaut de s’aimer. Au final, ni la cigale perverse ni la fourmi névrosée ne seraient satisfaites et en paix. Et en plus, impossible pour elles de connaître l'amour.

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Y aurait-il une solution  pour savourer et partager au mieux la vie à deux quand une fourmi rencontre une cigale ?

Oui, si la cigale cesse d'être un enfant despote qui tyrannise la fourmi soumise et qu’ensemble elles acceptent enfin de grandir et de se responsabiliser pour le plaisir de s’épanouir ensemble en créant une joyeuse alliance.

Quels seraient les moyens pour y arriver ?

La cigale accepterait la frustration et ouvrirait son coeur en développant son empathie et ferait un bon sevrage pour calmer sa faim insatiable et son besoin irrépressible de se prendre pour le centre du monde.

Quant à la fourmi, elle s'autoriserait à sortir de sa fourmilière et à savourer les plaisirs de la vie en éveillant ses sens. elle accepterait enfin de se faire du bien et s'abandonnerait à l'inconnu palpitant.

Et si nous étions à la fois pervers et névrosés, cigale et fourmi ?

Et si un humain mature équilibré n’était que le résultat d’un assemblage de névroses et de perversités avec en plus une pointe d'émerveillement sur sa grandeur d'âme et de lucidité sur sa médiocrité d'humain apeuré.

Humanisons-nous, osons partir à la découverte de nos besoins et nos désirs sans les refréner, osons être juste des humains très imparfaits, médiocres et merveilleux, responsables et éveillés ! Ayons le courage de grandir et d'aller à la rencontre des autres et du monde en ayant beaucoup de plaisir à chanter tous ensemble ! N’est-ce pas parfait ainsi ? Être à la fois cigale et fourmi.

Laurence Traineau, "Humanisons-nous", Novembre 2018




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